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Au fil des jours

« Déconnecté de toute visée
de civilisation ou d'humanisme,
le progrès n'a plus d'autre justification
que son propre mouvement. »

Luc Ferry

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Play and stop

Communiqué

Harcèlement sexuel

Le 4 mai 2012, le Conseil Constitutionnel a abrogé l’article 222-33 de la loi du 17 janvier 1992 relatif à la définition du harcèlement sexuel instaurant, de fait, un vide juridique.

Cette abrogation immédiate survient à la suite d’une question prioritaire de constitutionnalité déposée par l’avocat d’un requérant. D’après cette haute juridiction, la définition actuelle est trop floue en disposant que « le fait de harceler autrui dans un but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende. ». Plusieurs voix se sont effectivement élevées pour que le législateur définisse en termes clairs et précis les crimes et délits dont il est question.

Cette abrogation immédiate (et non différée d’un an, comme cela s’était passé pour la garde à vue) clôt les procédures en cours laissant les plaignantes dans le désarroi, avec le sentiment que cette abrogation envoie un message d’impunité aux harceleurs.
Il est plus qu’urgent qu’une nouvelle loi, qui ne pourra pas avoir d’effet rétroactif, soit votée. Elle peut s’inspirer de 2 textes : l’article L1153-1 du Code Civil et une directive européenne 2002/73/CE adoptée en 2002.

 

La Fédération Française de l’Ordre Maçonnique Mixte le DROIT HUMAIN, demande que les victimes puissent être assistées pour que leurs plaintes puissent être requalifiées dans les dispositifs qui restent en vigueur (harcèlement moral ou agression sexuelle par exemple). Elle s’associe pleinement à la demande urgente de rédaction d’un nouveau texte de loi qui s’inscrirait totalement dans ses travaux de 2008 relatifs au sujet des violences faites aux femmes. Ils ont été adressés aux plus hautes instances de la République et  comprenaient, sur la question du harcèlement, des propositions relatives au traitement social et judiciaire.

Perspectives Sociétales

" Risques sanitaires et principe de précaution"

« Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre et de façon que les effets de ton action ne soient pas destructeurs pour la possibilité future d’une telle vie. ».
Hans JONAS – Le principe responsabilité : une éthique pour la civilisation technologique.

PRÉAMBULE

Jamais, jusqu’à ce jour, dans l’histoire de l’humanité, l’homme n’a été en possession de moyens technologiques si puissants qu’ils peuvent modifier en profondeur la planète et le vivant, provoquer des effets nocifs parfois irréversibles sur l’environnement et la santé humaine, compromettre la vie des générations futures. L’humanité est confrontée à la possibilité de son auto destruction. Il en résulte un fort sentiment d’inquiétude et de responsabilité, sentiment renforcé par la conscience que notre planète n’est qu’un grand village aux ressources limitées et qu’il n’y a actuellement pas d’ailleurs.
En savoir +


Le billet du DROIT HUMAIN


La Modernité à l’épreuve de la Postmodernité
Ou
contrer le désenchantement du monde

 

Depuis sa fondation, l'Ordre Mixte International "le DROIT HUMAIN", héritier de la philosophie des Lumières, conjugue tradition et modernité. Mais il est aussi question de postmodernité dans le cheminement initiatique des membres de notre Ordre, lesquels mènent sans discontinuer une réflexion sur la validité des connaissances et des pratiques disciplinaires rassemblées dans la gnose maçonnique.

 

Les concepts de Modernité et de Postmodernité s’opposent et se prolongent en donnant sens à notre tradition. La question est de savoir s’il existe un prolongement de l’Histoire voire une fin au sens de Fukuyama, ou bien si l’histoire est une succession de ruptures philosophique et symbolique.

 Notre seule certitude c’est que parler de postmodernité implique qu’il y ait eu d’abord une modernité, et qu’il y ait donc entre elles, des rapports de cause à effet

La modernité se confond avec l’émergence de la science, laquelle produit les Lumières, c'est-à-dire un projet de société fondé sur l’éclairage de la raison. Les idées nouvelles de Démocratie et d’Universalité ont eu pour vocation d’édifier un monde meilleur par la compréhension de l’univers. N’est-ce pas là le paradigme et la finalité des Francs Maçons et de tout citoyen du monde ? 

La modernité écarte tout déterminisme et accepte donc, du fait de son acception, la postmodernité dans son sillage puisque «l’existence précède l’essence » comme le disait Sartre. « L’homme n’est rien d’autre que ce qu’il fait », en effet, de ce qu’il fait de la tradition qui lui a été transmise et de la liberté dont il a été doté. Encore faut-il considérer une société qui permette ce dessein, encore faut-il poser un regard critique sur certaines dérives colonialistes des penseurs du XVIIIème siècle, bégayantes devant son berceau d’humanisme.

Sans être l’ennemie de la Modernité, la postmodernité trouve son lot de détracteurs et de débats enflammés parce qu’elle contrevient à la gloire de la modernité des Lumières. D'après Michel Maffesoliune approche épistémologique nous fait apparaître leurs différences : 

-  la modernité s’attache, par son essence scientifique, à l’étude des vérités objectives, définies par la raison. De ce fait, la modernité fonde la primauté du pouvoir. Ce dernier est par nature pédagogique et vise à inculquer le bien et à conduire à l’unité.

 -  la postmodernité reconnaît, au contraire, la multiplicité des vérités subjectives, définies par l’expérience, avec pour conséquence un questionnement sur la place de l’autorité. Cette dernière est libertaire et mène à la pluralité de l’être et des cultures. La subjectivité devient alors créatrice et accroît le champ de l’existant, par une forme d’espoir.

Le nihilisme de Nietzsche (a contrario du néant contemporain) reprend avantageusement ces valeurs transcendantes, des idéaux supérieurs métaphysiques, religieux bien sûr, mais aussi, laïcs, humanistes ou matérialistes.

 
Dans un processus de déconstruction, la raison moderne s’est retournée contre elle-même et sa prétention à émanciper l’humanité a pu faire le lit de toutes les barbaries.

 
Nietzsche, en affirmant que les vérités « éternelles » ne sont que des idées temporaires, sera l’inspirateur de la postmodernité.
Tout réside dans la représentation du monde.
 

Si les modernes encyclopédistes ont naturellement retenu cette hypothèse tant elle est évidente, et ils ont tenté de répertorier l’ensemble du connaissable pour l’enseigner de façon uniforme et relier ces éléments entre eux par des relations de causalité, grâce à la science. Ainsi,  le temps devient lui-même une succession de séquences, à usage pédagogique, dont la modification est un épiphénomène.
 

A l’inverse, pour les postmodernes, le monde est fondamentalement en devenir, changeant, fragmenté et disparate. Sa compréhension est illusoire sinon impossible. Cette vision correspond à celle de la physique quantique où le monde indéterminé se construit dans l’interaction et l’interdépendance.
 
La raison de Kant donne une représentation du monde où l’Être doté de sens critique est pourvu d’une identité stable tandis que les postmodernes relèvent une fragilisation de l‘identité, à travers ses interactions avec autrui.

Car, en effet, à force de rationalité, la modernité n’a-t-elle pas désenchanté le monde ?
 
En voulant se rendre, maître et possesseur de la nature, l’homme a engagé un processus qui a conduit la science à éradiquer les mystères de la nature et de ses forces invisibles.

Quand un phénomène devient scientifiquement explicable, le discours rationnel vient se substituer aux énoncés traditionnels, produits par les mythes et l'imagination des hommes. L’homme a besoin de rêver pour exister.
Le paradoxe, c’est que le progrès attendu de la science ne s'accompagne pas forcément d'un progrès parallèle de la connaissance. Ici encore, notre tradition maçonnique de connaissance des outils, la réflexion autour de leur signification symbolique semble être une résistance à ce désenchantement.
Le mode d’emploi de la nature provoque une crise de la culture.
 
N’est-ce pas un nouveau coup porté aux idéaux des Lumières ? : son projet initial d’émancipation de l’humanité, s’éclipse devant le rendement, du gain, de la productivité, et de l’efficacité...  C’est ainsi qu’on glisse de la modernité des Lumières à la mondialisation de la deuxième modernité.
La critique apportée par la postmodernité est bien celle là : la modernité a été incapable de percevoir les conséquences de la dérive technoscientifique, d’autant que celle-ci, au quotidien, améliore notre existence.

Mais en réalité, la technoscience inexorablement, subordonne le savoir au pouvoir, la science à l'économie ; ayant oublié que la finalité est la liberté et le bonheur de l’homme, elle se développe indifférente à l’existence humaine. Un slogan dit qu’ « on n’arrête pas le progrès », mais personne n’est en mesure de dire où nous mène ce progrès.
Le grand risque de la modernité contemporaine est bien celui de cultiver ce désenchantement, et de nous placer devant un nihilisme où les idéaux, les valeurs, ne valent plus rien, seuls restant en lice, la consommation, l’enrichissement, le repli sur le bonheur privé, et en politique, la démagogie et le populisme.

 
 

Pour parer la crise des valeurs, il faudrait réenchanter le monde ! (Maffesoli), en s’appuyant sur de nouveaux paradigmes : diversité, multiplicité, métissage, égalité, pluralité et surtout contextualisation. L’idée centrale étant que c’est l’interaction humaine qui permet d’acquérir par l’expérience existentielle du vrai et du bien, un sens des valeurs, un désir de reliance, une révolution de l’amour universel et pluriel.
La méthode maçonnique apporte cela. Elle range au respect absolu de l’Autre, dans sa diversité et ses différences. La fraternité, qui rend les humains égaux, doit nous permettre de prendre en compte l’émotionnel et l'irrationnel. Nos cérémonies traditionnelles renvoient à un jeu sur les archétypes, l’archaïque, l’inconscient et le mystère. La démarche maçonnique, qui prend en compte la complexité des individus, qui leur offre une voie de perfectionnement, les a conduit naturellement à la postmodernité.
C'est cette philosophie qui donne sens à notre chantier sociétal.

Glisser de la modernité à la postmodernité, c’est quitter la verticalité pédagogue pour l’horizontalité créative et onirique de bon heur par l’élan, l’effort et le désir.

Dans une optique postmoderne, ce qui est juste n’est ni une loi, ni un code, ni une règle immuable, mais plutôt une dimension toujours en mouvement, au sens d’Héraclite, c'est-à-dire toujours renouvelée mais jamais achevée, laissant une place essentielle à l’imaginaire.
Loin de la querelle qui autrefois opposait les anciens et les modernes, contredire La Bruyère en ce que, décidément non, tout n’est pas dit.
Tout se renouvelle et c’est là que se place l’espoir, le seul progrès de l’humanité.

 

Jacques SAMOUELIAN
Président du Conseil National

Les rendez-vous de la Cité

                                    Intervention du Président Jacques SAMOUELIAN 
                                      vendredi 9 décembre 2011 Quai André Citroën
                                             aux côtés d'Anne HIDALGO à l'occasion
                                            de l'inauguration de la Place de la Laïcité
                                                                  (Paris 15ème)

 

La TV du DH

 

Notre prochaine conférence publique

sur le thème 

Penser la Démocratie

le samedi 23 juin 2012

Vidéo à la Une

L'engagement maçonnique - samedi 25 février 2012

Retrouvez les enregistrements de la conférence en cliquant ci-après: lien
 

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Inscrite dans sa devise, la Liberté est, avec l’Égalité et la...
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Conférence publique à VESOUL le samedi 18 février 2012
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Le Droit Humain en France

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Ceci est la carte des temples appartenant au DROIT HUMAIN.

Les loges du Droit Humain sont implantées sur l'ensemble du territoire (Cf. villes déclinées sur le lien "notre implantation" en bas de page)