“Les migrations : comment traiter ce nouveau défi européen et planétaire au XXIème siècle ?

Les migrations humaines ne sont pas un phénomène récent. Elles sont constitutives de l’histoire de l’Humanité. Mais elles présentent des caractéristiques nouvelles.

Le nombre de personnes qui vivent dans un pays qui n’est pas le leur augmente sous l’effet de la croissance rapide de la population mondiale. Mais les mouvements de population les plus importants se font au sein des États.

La Convention de Genève de 1951 a défini ce que sont les réfugiés et leur a attribué un statut. Un réfugié est une personne « craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays. »

En revanche, il n’existe pas de définition universellement admise du terme de migrant qui recouvre des situations hétérogènes, choisies ou subies, stables ou transitoires.

Des guerres et des guerres civiles répondant à des enjeux politiques, économiques, stratégiques, mafieux, souvent exprimés en termes ethniques et religieux, provoquent des déplacements soudains et massifs de populations. Leur augmentation, progressive jusque-là, s’est accélérée depuis 2005. De 19 millions en 2005, le nombre de réfugiés était passé à 53 millions fin 2014. Le plus grand nombre est accueilli dans les pays voisins.

La désertification, la montée des eaux, les catastrophes naturelles sont des causes émergentes de déplacements de populations. Alors que l’on compte aujourd’hui 230 millions de migrants au total, les réfugiés politiques et environnementaux pourraient être 1 milliard à l’horizon de 2050.

Le nouveau défi auquel l’Europe et le monde sont confrontés au XXIème siècle tient donc pour partie à l’augmentation des flux migratoires. Il résulte aussi des circonstances dans lesquelles ils se produisent.

Les personnes désireuses ou contraintes de quitter leur pays se déplacent plus aisément. Les moyens de transport et l’information sont plus accessibles. Mais les obstacles sont plus nombreux. Sous l’effet notamment de la décolonisation et de l’effondrement du bloc soviétique, le nombre d’États indépendants a plus que doublé et ils tendent à renforcer leurs frontières, allant parfois jusqu’à ériger des murs, souvent en vain. La longueur des murs existants et de ceux qui sont planifiés, pourrait égaler la circonférence de la terre.

L’Europe, rêvée comme une aire de paix et de liberté exemplaire du point de vue des Droits de l’Homme, se montre défensive et désunie face au fait migratoire. Sa législation concernant les étrangers est instable et ses évolutions orientées vers un durcissement.

Dans les pays d’accueil, les expressions de défiance à l’égard des nouveaux arrivants ainsi que de ceux qui sont perçus comme tels en raison de leur apparence, se font plus nombreuses. Elles mêlent peurs et rejet sur fond de méconnaissance, et de confusions entretenues par les médias. La question migratoire prend une importance croissante dans les processus électoraux. Un personnel politique tenant de conceptions identitaires et autoritaires accède aux responsabilités.

QUEL EST LE DEFI ?

Pour l’humanité tout entière, il est à la fois d’accueillir dignement les migrants et de prévenir les migrations subies.

Il est légitime qu’un Etat accueille dans le cadre de ses frontières les personnes qui répondent aux critères déterminés par ses lois et renvoie dans leur pays, lorsque cela est possible, les personnes en séjour irrégulier. Mais des frontières plus étanches limitent les allers-retours et suscitent un recours plus fréquent à des filières criminelles, dangereuses et parfois mortelles.

Les pays développés ne sont pas toujours innocents dans la survenance des tragédies qui jettent sur les routes des populations entières. Il est de leur responsabilité de prendre leur part dans l’accueil des migrants qui répond en outre aux besoins de sociétés vieillissantes et en déficit de compétences et contribue à la richesse culturelle du monde.

La prévention des migrations subies est en lien étroit avec les grands enjeux économiques, écologiques et diplomatiques du monde.

Le défi pour l’Europe est de ne pas s’enfermer dans la logique défensive qui a prévalu dans l’évolution de sa politique depuis les années 1980.

Pour la communauté internationale, il est de placer la question migratoire parmi les grandes priorités du monde pour ne pas assister, avec résignation et indifférence, à des catastrophes humanitaires renouvelées.

NOUS PROPOSONS UN PLAN D’ACTION POUR TRAITER LE DEFI EUROPEEN ET PLANETAIRE DES MIGRATIONS AU XXIEME SIECLE. Le consulter ici –> rapport-question-sociale-2016

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