Louise Koppe

Louise Koppe - Franc-maçonnerie Mixte et Internationale Le DROIT HUMAIN - Fédération Française

(1846-1900)

Issue d’une famille modeste, d’un père tailleur et d’une mère qui décède quand Louise a 8 ans, elle sera élevée dans un pensionnat de jeunes filles. Mariée à 19 ans, elle aura 5 enfants.
Rien ne la prédisposait à devenir féministe, mais 2 évènements vont la bouleverser: D’abord la violence de la commune lorsqu’elle a 25 ans et ensuite la lecture des misérables qui la fera écrire à Victor Hugo qu’elle appellera toujours son Maitre. Leur rencontre sera déterminante pour Louise KOPPE.
Rappelons au passage que Victor Hugo, alors Président honoraire de « la ligue française pour le droit des femmes » déclara : « il y a des citoyens , il n’y a pas de citoyennes ; C’est là un état violent, il faut qu’il cesse. »

En 1878, elle participe au « Congrès International du Droit des Femmes » à Paris. Elle y glorifie la fonction maternelle, thème qu’elle développera dans ses nombreux écrits et éditoriaux de journaux, poèmes et pièces de théâtre.
En 1879, elle fonde le « Journal de la Femme de France » qui prendra le titre de « La Femme dans la Famille », puis en 1882 « La Femme et l’Enfant ».

Au nom des mères elle revendique le droit d’éducation à égalité pour les filles et les garçons. Épaulée par Paul Bert, elle défend la laïcité de l’enseignement et participe aux discussions parlementaires sur l’enseignement secondaire pour les jeunes filles. La loi de Camille Sée en 1880, sous le gouvernement Jules Ferry sera aussi la victoire de Louise KOPPE.
Cette femme altruiste croit au pouvoir de la solidarité comme fondement de la société idéale.
Elle lance en 1880 un appel pour créer « La Société des Petites Mères Adoptives », mères qui offriraient des dons en argent et en nature aux nouveaux-nés des mères pauvres.

Louise KOPPE fonde en 1888 « L’Union du Travail des Femmes » dont le magasin vend des produits fabriqués par des femmes et comporte une salle de couture pour celles qui sont au chômage, l’ensemble fonctionnant avec des dons et des subventions.

Louise KOPPE défend les filles-mères et demande la refonte du Code civil, en particulier de l’article 340 qui interdit la recherche de la paternité. Elle milite en faveur des lois sur la protection du travail des femmes, notamment pour l’interdiction du travail de nuit.
Concernant le droit de vote, l’opinion de Louise KOPPE diverge de celle d’Hubertine AUCLERT qui en a fait son cheval de bataille. Pour Louise, il faut d’abord être capable de penser pour pouvoir voter et l’instruction est une arme beaucoup plus utile que le droit de vote.

Lors de son initiation en 1894 au DROIT HUMAIN à Paris, elle clame son idéal : « élever son cœur et son intelligence en les orientant vers le Bien et donner à tout être humain l’aide et l’assistance dont il a besoin ».

Depuis 1891, le nom de Louise KOPPE est attaché à l’œuvre laïque de la première « Maison maternelle » dans le quartier parisien de Montsouris, fondée grâce à l’appui de Léon Bourgeois. Il s’agissait de fournir un asile provisoire à de petits enfants, confiés par des mères abandonnées ou dans le besoin ».

En 1899, son œuvre sera reconnue d’utilité publique et d’autres établissements du genre s’ouvriront par la suite. Quand Louise KOPPE, mourra d’une embolie, le 30 mai 1900 à l’âge de 54 ans; ses trois filles Angèle, Mathilde et Hélène-Victoria (filleule de Victor Hugo) lui succéderont dans la gestion des maisons maternelles.

Aujourd’hui, la maison de Montsouris est agréée par une convention passée avec la Préfecture de Paris sous l’appellation de “Maison d’enfants à caractère social”. Elle est ouverte toute l’année 24 heures sur 24 et accueille toutes les urgences. Elle assure la réception, l’hébergement et la scolarisation de jeunes de 3 à 16 ans qui lui sont confiés par les services de l’Aide Sociale à l’Enfance.

Citoyenne infatigable et dévouée, libre penseuse, Louise KOPPE a participé aux congrès féministes qui ont eut lieu à Paris en 1892 et en 1896.

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