La laïcité et le DROIT HUMAIN

La Laïcité est CONSTITUTIONNELLE AU DROIT HUMAIN.

Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État.

Article Premier

La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.

Constitution Internationale de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN.

Article 3

Respectueux de la laïcité, de toutes les croyances relatives à l’éternité ou à la non-éternité de la vie spirituelle, ses membres cherchent, avant tout, à réaliser sur la terre et pour tous les humains, le maximum de développement moral, intellectuel et spirituel condition première du bonheur qu’il est possible à chaque individu d’atteindre dans une Humanité fraternellement organisée.

LES FONDAMENTAUX DE LA LAÏCITÉ

C’est un principe qui permet de vivre ensemble en toute liberté, en séparant l’espace publie dans lequel s’exerce la citoyenneté (monde des connaissances), de l’espace privé, dans lequel s’animent les convictions individuelles (monde des croyances).

C’est un système d’organisation sociale.

La laïcité se définit par la liberté absolue de conscience sans laquelle il n’y a pas de liberté qui vaille. Elle suppose donc liberté de la presse, liberté de réunion et d’association, garantissant la liberté de penser, liberté d’expression. Elle se veut émancipatrice à l’égard de tous les dogmes.

Ce qui peut se traduire par :

  • l’égalité de tous quelque soit leur sexe, leur origine (II n’y a pas de soumission),
  • la tolérance et le respect de l’autre.

Les religions n’ont pas l’exclusivité de la spiritualité. L’enseignement public obligatoire est laïc.

Une remarque, si cela est encore nécessaire, être laïc n’est pas être l’antireligieux.

LA LAÏCITÉ AU DÉBUT DU XXe SIÈCLE

Défendre la laïcité selon les principes édictés par la loi de décembre 1905 n’est pas un combat d’arrière garde, mais demeure un problème d’actualité face à ceux qui souhaiteraient en modifier certains principes. C’est permettre à tous, de vivre en France, selon les valeurs de la République : « Liberté, Égalité, Fraternité »

Aussi, le principe de laïcité, inscrit dans la constitution française de 1958 (son Article 1), ne peut supporter par définition une application relative, puisque ce principe même renvoie à notre doctrine républicaine qui se distingue par la notion absolue d’une unité d’existence politique et sociale dans une diversité culturelle.

Le désengagement progressif de l’État au niveau social renforce le rôle des associations, substitution qui peut se faire sans obligation de neutralité, ni de respect des principes laïques. Notre État est devenu un État gestionnaire de la laïcité et non plus un État émancipateur.

Des communautés fermées se créent, des sectes prolifèrent, l’intégrisme religieux se développe, l’égalité demeure souvent un principe non suivi dans les faits… Et on peut craindre que certaines orientations politiques ne nuisent à l’unité nationale.

La création de l’Europe suppose un engagement de ceux qui croient dans nos valeurs pour que la laïcité s’y développe …

MARIA DERAISMES ET GEORGES MARTIN, FONDATEURS DU DROIT HUMAIN, ET LA LAÏCITÉ

Nos fondateurs furent à la fin du XIXe Siècle de fervents défenseurs de la laïcité et participèrent activement  à la préparation de la loi de décembre 1905.

Maria Deraismes, dés 1865, publie ses premiers textes en faveur de l’établissement d’une République laïque. En 1881, elle triomphe devant plus de 4000 délégués, en l’absence du président Victor Schœlcher, qu’elle remplace au congrès anticlérical, au cours duquel furent prises les décisions concernant la séparation des églises et de l’état.

Georges Martin anime très tôt des réunions politiques où il expose ses idées et défend l’égalité de l’homme et de la femme. Lors de ses mandats électifs, il a toujours présenté des programmes sociaux et républicains marqués par la recherche de la justice. Ensemble ils vont soutenir les lois concernant la mise en place d’écoles laïques, gratuites et obligatoires.

Rappelons-nous que la création du Droit Humain date de 1893, il ne pouvait donc qu’être fortement imprégné de l’engagement laïc de ses fondateurs.

Conclusion

La laïcité doit permettre aux peuples de vivre ensemble, en paix, en dehors de tout dogmatisme. L’échange interculturel est crucial.

C’est un idéal dans lequel nous croyons, nous Francs-Maçons du Droit Humain. Nous devons rester vigilants au sein de nos loges lors des initiations, des affiliations, mais aussi lors de la rédaction de nos travaux (veiller à l’émergence des idées, suppose une attention aux emprisonnements qu’elles peuvent véhiculer).

Cette vigilance doit se poursuivre dans la cité en demeurant en éveil face aux attaques que la loi de 1905 subit, et en agissant comme nos fondateurs l’ont fait.

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