Journée mondiale du droit à l’avortement – 28 septembre 2017

Journée mondiale du droit à l'avortement 28 septembre 2017

 

« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis, vous devez rester vigilantes votre vie durant. » Simone de Beauvoir.

Plus de quarante ans après la promulgation de la loi encadrant la dépénalisation de l’avortement, certains groupuscules extrémistes brandissent toujours leur refus du droit à l’Interruption Volontaire de Grossesse pour toutes les femmes en France. Les anti-avortement, très présents sur les réseaux sociaux, lancent régulièrement des « fake news » anxiogènes auxquelles sont sensibles les jeunes.

Dans cette situation il faut saluer, entre autres, l’action du Planning familial, qui continue, envers et contre tout, à diffuser l’information juste et à proposer un accompagnement auprès de tous. Nous constatons toutefois, avec crainte, la fermeture de centres spécialisés. Dans notre pays, contre tous les obscurantismes, il est de la responsabilité des pouvoirs publics de garantir aux femmes l’accès à l’avortement et à la contraception. Au-delà, c’est le combat continu pour la reconnaissance et l’affirmation des droits de la femme, de sa liberté et de son émancipation, contribuant à celle de l’homme.

Simone Veil l’avait affirmé – avec la dignité dont elle fit preuve pour défendre la loi qui porte son nom devant un hémicycle à 98% masculin – « aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement » – Il en est toujours de même aujourd’hui, et nous nous réjouissons de la loi sur le délit d’entrave numérique votée en février dernier.

Quitte à le répéter, rien n’est jamais acquis. Sur le plan européen, rappelons la volonté des gouvernements polonais l’an dernier et espagnol il y a trois ans, de revenir à la pénalisation de l’IVG. La forte mobilisation des Polonais(es), des Espagnol(es) et la solidarité des Européen(ne)s les a heureusement fait reculer. L’Irlande reste à ce jour le seul pays européen à interdire l’avortement au nom de la religion tandis que Malte et la Hongrie imposent des conditions très restrictives. Il serait souhaitable que le droit à l’avortement soit inscrit dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

Parce qu’au sein du DROIT HUMAIN l’égalité entre les femmes et les hommes est une réalité, nous pensons que l’accès à l’avortement doit être un droit à part entière. Il devrait être complété par une information mise en place par les services publics concernés, conformément aux valeurs humanistes et progressistes de notre pays, sur la contraception, la maternité et les droits des femmes en direction de l‘ensemble de la population dans le respect de la liberté de choix de chacun.

Les femmes et les hommes, Francs-Maçons de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN sont fiers de leurs valeurs humanistes, progressistes, et de leur engagement citoyen. Au nom de la liberté et de l’égalité inscrites dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ils restent mobilisés et soutiennent avec force les droits de toutes les femmes.

 

Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International

LE DROIT HUMAIN

 

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