Get Adobe Flash player

 et livret ci-après en cliquant sur la photo:

 

Communiqué du DH

Lettre à notre si précieuse laïcité

Toi notre centenaire révolutionnaire, tu ne dois plus te reconnaitre, Tu es dévoyée, méprisée et surtout incomprise,

Te voilà parée de drôle d’oripeaux : certains te déclarent positive, ouverte ou fermée, voire discriminante, toi qui ne voulais pas combattre ou séparer mais protéger et unir.

Tu constitues un principe fondateur de la République.
Tu portes haut les couleurs de la liberté de conscience qui exclut toute contrainte religieuse et te voilà réduite à un simple principe de tolérance.

Tu es universelle et te voilà rabaissée au rang de conviction, d’opinion, pire d’idéologie, toi qui rêves de faire coexister dans un espace commun une pluralité de conviction, de protéger la paix sociale et qui prônes l’égalité des droits par delà les différences,
Tu concilies le pluralisme religieux et la neutralité de l’Etat Tu voulais un Etat ni multiconfessionnel ni mono-confessionnel mais définitivement, totalement et purement non confessionnel. Parfois notre vigilance s’est émoussée mais aujourd’hui nous devons rassembler nos forces et lutter pour faire connaître ta vérité.

Nous défendrons pied à pied et en tous lieux cette liberté de conscience qui permet la construction de l’autonomie intellectuelle et morale. Nous affirmons que cette émancipation est nécessaire pour garantir le bien commun et le mieux vivre ensemble.

Très Chère Laïcité, nous te renouvelons notre attachement et nous t’adressons nos sentiments les plus fraternels.

Le Conseil National du DROIT HUMAIN

Maria Deraismes (1828 - 1894)


Marie Adélaïde Deraismes dont Maria n’est que le diminutif est une figure emblématique du féminisme, c’est une femme d’avant garde. Elle est cofondatrice du Droit Humain avec Georges Martin. Elle naquit le 15 août 1828 à Paris dans un foyer parisien confortable et cossu. Son père, François Deraismes est un bourgeois libéral et républicain. Il est commissaire en marchandises. Il meurt en 1852. Sa mère, Anne Soleil, est la nièce héritière d’un opticien connu. Elle décède en 1861. Marie a une soeur de sept ans son aînée, plus connue sous le nom d’Anne Féresse.
Sans enfant, après son veuvage en 1865, Anne revient vivre auprès de Maria. Maria est une femme cultivée, une intellectuelle accomplie. Son éducation est supérieure à celle des jeunes filles de l’époque, son érudition est grande. Elle étudie le latin, le grec, les philosophes, la Bible, les pères de l’église, les traductions des livres de l’Inde et des religions orientales. Elle pratique le théâtre, la peinture et la musique. A douze ans, elle expérimente l’art oratoire et transforme le kiosque du jardin familial en tribune où elle prononce des discours. Dans sa jeunesse, elle est témoin de la révolution de 1848 et du coup d’état de 1851. Elle a vécu l’histoire du Second Empire, l’opposition latente d’une élite intellectuelle, l’écroulement de l’Empire et la naissance de la III° République. Par choix personnel, Maria, reste célibataire.

Maria et sa soeur Anne ont une vie intellectuelle intense et, dans leur salon afflue la république libérale. Rapidement, Maria devient le porte-parole du combat de l’émancipation féminine. Elle anime « La Société pour la revendication des femmes » qui se bat pour le développement de l’enseignement féminin. Elle collabore de façon régulière à différents journaux : Le Grand Journal — L’Epoque — Le Nain Jaune ainsi qu’à la revue Le Droit des Femmes. Ses idées républicaines et sa réputation d’oratrice séduisent les hommes politiques de l’époque, en particulier, ceux acquis au féminisme. C’est ainsi que dès 1866, elle est sollicitée par le Grand Orient de France, obédience exclusivement masculine, pour participer à des conférences.

A tour de rôle, elle aborde la morale, l’histoire, la littérature, le droit de l’enfant, le rôle du clergé dans la société, la femme, etc. Des bronchites à répétition lui interdisent pour un temps la tribune. Pendant l’été 1870, elle part vivre auprès de son oncle près de Saint Malo, elle est donc absente de Paris pendant la Commune. Un an plus tard, après le désastre de cette guerre, elle retourne à Paris et entreprend une campagne en faveur de la démocratie. Elle adhère à La Libre Pensée, elle fonde une section qu’elle anime, puis crée le journal La Libre Pensée de Seine et Oise. Elle contribue avec le franc-maçon Léon Richer du Grand Orient de France, au premier congrès international du « Droit des Femmes ».

En juin 1881, elle triomphe devant plus de quatre mille délégués, en l’absence du président Victor Schoelcher qu’elle remplace au congrès anticlérical, au cours duquel des décisions concernant la séparation des Eglises et de l’Etat sont prises. Son activité et son engagement sont tels, qu’un Comité se forme pour présenter sa candidature aux élections législatives. Femme de raison, elle décline l’offre, sachant sa candidature irrecevable. Le 14 janvier 1882, s’ouvre pour Maria Deraismes une période nouvelle. Avec l’aide de frères de la Grande Loge Symbolique Ecossaise, elle est régulièrement initiée à la loge Les Libres Penseurs au Pecq. La transgression de la loge aux principes était hardie, initier une femme n’était pas autorisé et les frères durent se résoudre à ne plus la recevoir en loge. Devant la persistance de ce rejet, Maria considère de son devoir de renoncer à s’imposer dans une loge masculine. Elle est réduite au silence maçonnique jusqu’au 4 avril 1893, date à laquelle elle fonde en collaboration avec Georges Martin, La Grande Loge Symbolique Ecossaise de France, Le Droit Humain appelée à devenir l’Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit Humain. Maria Deraismes ne verra pas le couronnement de son oeuvre, aussi bien profane que maçonnique.

Elle meurt le 6 février 1894 ; elle est enterrée civilement et repose au cimetière de Montmartre. Ce personnage hors du commun qui a lutté pour que la femme soit reconnue à part entière méritait bien d’être honorée. Le 16 juin 1895, une rue portant son nom est inaugurée dans le prolongement du square des Epinettes dans le 17° arrondissement de Paris. Dans ce même square, le 3 juillet 1898, sa statue revêtue du cordon maçonnique est érigée ; mais pendant la Seconde Guerre Mondiale, cette statue est démontée pour être fondue aux profits des occupants. Rien ne meurt, tout est vivant, depuis le 14 juin 1984 la statue a repris sa place. Cette femme de talent a beaucoup apporté, elle a lutté pour que l’Homme acquiert plus de liberté, pour faire avancer l’égalité de l’homme et de la femme et que l’un et l’autre parviennent à bénéficier d’une façon égale de la justice sociale dans une humanité organisée en sociétés libres et fraternelles. Pendant de nombreuses années, Maria a combattu en qualité de « maçon sans tablier » dirons-nous, mais elle a ouvert à toutes les personnes de bonne volonté la voie de la franc-maçonnerie mixte et a permis une avancée démocratique pour les femmes.

La TV du DH

Merci à tous pour votre participation yes

Pour celles et ceux qui ont manqué l'événement, la vidéo est disponible ici en cliquant sur la petite TV du DH.

 
 
Retrouvez-nous aussi sur facebook.com/droit.humain.9

Expression publique

Conférence publique à Bourg-en-Bresse le 23 mai 2014
120 de mixité au DROIT HUMAIN
Conférence publique à saint-Brieux, le 16 mai 2014
Conférence publique à Saumur, le Jeudi 15 Mai 2014 à 20h30, salle des fêtes de Dampierre sur Loire (49400)
Conférence publique à Saumur, le Jeudi 15 Mai à 20h30, salle des f...
Conférence publique - Thionville - vendredi 21 février 2014
Rendez-vous ce vendredi prochain au beffroi de THIONVILLE (57). - 1 place du march...
Conférence publique à MONTPELLIER le 14 février 2014
Conférence publique à MONTELIMAR, le 13 novembre 2013
Conférence publique à MONTELIMAR, le 13 novembre 2013
11ème Salon Maçonnique du Livre - Paris, les 16 et 17 novembre 2013
3ème édition le salon du livre et de la culture maçonniques de Toulouse les 23 et 24 novembre
RDV les 23 et 24 novembre de 09h00 à 19h00 à la Médiathèque...
Rencontres de la Biennale - Regards de jeunes chercheurs sur la franc-maçonnerie- BORDEAUX 27 sept.2013
Vendredi 27 Septembre 20H. Athénée Municipale, Bordeaux Bienvenue à...

A voir et à revoir

archives

Communiqué du collectif laique
Dans son rapport de juillet 2012, le Collectif laïque avait relevé l’...
Communiqué 7 décembre 2012 - Mariage pour tous
Communiqué 7 décembre 2012   Mariage pour tous   La Féd...