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 et livret ci-après en cliquant sur la photo:
 

Communiqués du DH

Communiqué du Bureau du Conseil National de la Fédération Française de l’ Ordre Maçonnique Mixte International
 LE DROIT HUMAIN
 

 
De l'enseignement laïque de la morale à l'enseignement civique et moral

Les Francs-Maçons de la Fédération française du DROIT HUMAIN avaient salué, à la rentrée scolaire de 2013, l'affichage de la Charte de la laïcité dans tous les établissements scolaires et  le projet de créer un enseignement laïque de la morale qui devait être mis en œuvre pour la rentrée scolaire 2014 ou 2015.

Or le nouveau Ministre de l’Education Nationale, le 3 juillet, a chargé le Conseil supérieur des programmes d’élaborer  un programme d’enseignement civique et moral : dans ce nouvel intitulé le terme « laïcité » a disparu et il n’est mentionné qu’une seule fois dans les orientations données à un enseignement  réduit à celui de l’éducation civique traditionnelle.

Indéfectiblement attachés au modèle républicain dans lequel le principe de laïcité garantit à chacun la liberté de conscience et assure à tous, dans le respect des diversités, un vivre ensemble apaisé, les Francs-Maçons du DROIT HUMAIN tiennent à exprimer leurs regrets et leurs inquiétudes devant un double renoncement : renoncement au mot « laïcité » et  renoncement à promouvoir son enseignement dans l’école de la République.

L’éducation à la laïcité, singularité de notre République, ne peut se réduire à la seule éducation civique : dans une période où la paix sociale est menacée par les intégrismes et le communautarisme,  l’école républicaine se doit  de dispenser,  aux enfants de notre pays, les repères qui leur permettront de construire la société de demain, une société solidaire et fraternelle.

C’est à l’Education Nationale de maintenir lumineuse et droite la flamme de la laïcité en l’inscrivant clairement au programme de son enseignement.
 

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L’abandon des ABCD de l’égalité

Les ABCD de l’égalité qui avaient été mis en place en 2013 par le ministre de l’Education Nationale comme un outil de lutte contre les inégalités entre filles et garçons se donnaient pour objectifs de les éveiller sur les stéréotypes sexués et de mettre l’accent sur leurs égales potentialités dans le choix des métiers.

Malgré le bilan positif de leur expérimentation au cours de l’année scolaire, le nouveau ministre de l’Education Nationale a décidé d’abandonner les ABCD de l’égalité, cédant à la pression des milieux traditionalistes qui accusaient ce dispositif de propager la « théorie des genres ».

Le nouveau plan proposé en faveur de l’égalité ne concerne plus que la formation initiale et continue des enseignants et revient ainsi au statu quo antérieur. Cela fait en effet trente ans que la lutte contre les préjugés sexistes est un projet de l’institution scolaire et que l’égalité des sexes figure dans les formations des enseignants. Ces mesures formelles ayant révélé leur peu d’efficacité, la décision d’instituer les ABCD de l’égalité inscrivait une action volontariste en faveur de l’égalité réelle.

L’égalité de l’homme et de la femme, affirmée dans l’article 1 de sa Constitution, est l’acte fondateur de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN, créé en 1893 par une femme et un homme, Maria Deraismes et Georges Martin.

Les membres du DROIT HUMAIN qui travaillent au progrès de l’Humanité sont convaincus que cette égalité est une condition essentielle de ce progrès. Ils encouragent et soutiennent toutes les actions qui visent à faire reconnaître et instaurer une égalité réelle entre les hommes et les femmes.

Persuadés que cette égalité passe par l’éducation, les Francs-Maçons de la Fédération française du DROIT HUMAIN avaient salué la décision d’inscrire une éducation à l’égalité des sexes dans les programmes des classes primaires.

Aujourd’hui, le Bureau du Conseil National de la Fédération française LE DROIT HUMAIN tient à exprimer ses regrets devant ce renoncement  à l’enseignement de l’égalité et souhaite que l’école de la République prenne en charge dès le plus jeune âge la promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes dans notre société.

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Au lendemain d'élections dont les résultats ont révélé une progression inquiétante des idées et mouvements extrémistes et europhobes en France et en Europe, les Francs-Maçons du Droit Humain, fidèles à leur histoire, réaffirment leur engagement à promouvoir la justice sociale et à défendre la démocratie :

  • contre la démagogie de discours qui, en niant la solidarité et le vivre ensemble, menacent la concorde et la paix,
  • contre les dérives de choix politiques qui négligent le progrès social auquel aspirent les citoyens européens.
Les Francs-Maçons du Droit Humain continueront à s’opposer avec force à toutes les formes de fanatisme, de racisme et d’intolérance. Ils entendent contribuer par leur réflexion et leur action à la sauvegarde de la démocratie en France et en Europe. Ils souhaitent participer sur le fondement de leur idéal humaniste à la construction d’une Europe animée de justice sociale, généreuse et ouverte, où chaque homme, chaque femme, quelle que soit son origine, prendra sa juste place.

 

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La traite des personnes, définie comme le commerce illégal d'êtres humains par enlèvement, menace de recours ou recours à la force, tromperies, fraude ou "vente" à des fins d'exploitation sexuelle ou de travaux forcés est un crime contre l'humanité. Il n'y a pas d'autre nom pour dénoncer le trafic d'êtres humains quel que soit le dogme qui le conduit.
 

Un mois après l'enlèvement de plus de 200 jeunes Nigérianes, la Fédération Française de l'Ordre Maçonnique Mixte International "Le Droit Humain" appelle plus que jamais, à la mesure de son nom, à ce que soit mis un terme aux exactions de Boko Haram. Elle encourage et soutient toutes les initiatives qui permettront la libération de toutes ces jeunes lycéennes.

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LE DROIT DE VOTE POUR LES FEMMES FRANÇAISES A 70 ANS

 

 

Le 21 avril 1944 à Alger, le gouvernement provisoire du Général De Gaulle déclarait que « les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ». Ce nouveau droitfut repris et amplifié dans le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 comme un principe fondamental de la République Française: « la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme ».

Pour l’Ordre Maçonnique Mixte « Le Droit Humain », cette décision est une étape essentielle dans un combat commencé plus d’un demi-siècle auparavant, lors de sa fondation.
 

Georges Martin et de Maria Deraismes, en authentiques précurseurs, avaient alors proclamé « l’égalité absolue de l’homme et de la femme » comme principe premier de l’Ordre.

Honorons comme il se doit, cette avancée majeure en nous rappelant que la recherche de l’égalité de l’homme et de la femmedemeure un enjeu crucial pour l’avènement et le développement de la démocratie partout dans le monde.
 

La Fédération Française du Droit Humain continuera de souteniravec détermination toutes les initiatives visant à défendre les acquis et à tendre vers une totale égalité.

Maria Deraismes (1828 - 1894)


Marie Adélaïde Deraismes dont Maria n’est que le diminutif est une figure emblématique du féminisme, c’est une femme d’avant garde. Elle est cofondatrice du Droit Humain avec Georges Martin. Elle naquit le 15 août 1828 à Paris dans un foyer parisien confortable et cossu. Son père, François Deraismes est un bourgeois libéral et républicain. Il est commissaire en marchandises. Il meurt en 1852. Sa mère, Anne Soleil, est la nièce héritière d’un opticien connu. Elle décède en 1861. Marie a une soeur de sept ans son aînée, plus connue sous le nom d’Anne Féresse.
Sans enfant, après son veuvage en 1865, Anne revient vivre auprès de Maria. Maria est une femme cultivée, une intellectuelle accomplie. Son éducation est supérieure à celle des jeunes filles de l’époque, son érudition est grande. Elle étudie le latin, le grec, les philosophes, la Bible, les pères de l’église, les traductions des livres de l’Inde et des religions orientales. Elle pratique le théâtre, la peinture et la musique. A douze ans, elle expérimente l’art oratoire et transforme le kiosque du jardin familial en tribune où elle prononce des discours. Dans sa jeunesse, elle est témoin de la révolution de 1848 et du coup d’état de 1851. Elle a vécu l’histoire du Second Empire, l’opposition latente d’une élite intellectuelle, l’écroulement de l’Empire et la naissance de la III° République. Par choix personnel, Maria, reste célibataire.

Maria et sa soeur Anne ont une vie intellectuelle intense et, dans leur salon afflue la république libérale. Rapidement, Maria devient le porte-parole du combat de l’émancipation féminine. Elle anime « La Société pour la revendication des femmes » qui se bat pour le développement de l’enseignement féminin. Elle collabore de façon régulière à différents journaux : Le Grand Journal — L’Epoque — Le Nain Jaune ainsi qu’à la revue Le Droit des Femmes. Ses idées républicaines et sa réputation d’oratrice séduisent les hommes politiques de l’époque, en particulier, ceux acquis au féminisme. C’est ainsi que dès 1866, elle est sollicitée par le Grand Orient de France, obédience exclusivement masculine, pour participer à des conférences.

A tour de rôle, elle aborde la morale, l’histoire, la littérature, le droit de l’enfant, le rôle du clergé dans la société, la femme, etc. Des bronchites à répétition lui interdisent pour un temps la tribune. Pendant l’été 1870, elle part vivre auprès de son oncle près de Saint Malo, elle est donc absente de Paris pendant la Commune. Un an plus tard, après le désastre de cette guerre, elle retourne à Paris et entreprend une campagne en faveur de la démocratie. Elle adhère à La Libre Pensée, elle fonde une section qu’elle anime, puis crée le journal La Libre Pensée de Seine et Oise. Elle contribue avec le franc-maçon Léon Richer du Grand Orient de France, au premier congrès international du « Droit des Femmes ».

En juin 1881, elle triomphe devant plus de quatre mille délégués, en l’absence du président Victor Schoelcher qu’elle remplace au congrès anticlérical, au cours duquel des décisions concernant la séparation des Eglises et de l’Etat sont prises. Son activité et son engagement sont tels, qu’un Comité se forme pour présenter sa candidature aux élections législatives. Femme de raison, elle décline l’offre, sachant sa candidature irrecevable. Le 14 janvier 1882, s’ouvre pour Maria Deraismes une période nouvelle. Avec l’aide de frères de la Grande Loge Symbolique Ecossaise, elle est régulièrement initiée à la loge Les Libres Penseurs au Pecq. La transgression de la loge aux principes était hardie, initier une femme n’était pas autorisé et les frères durent se résoudre à ne plus la recevoir en loge. Devant la persistance de ce rejet, Maria considère de son devoir de renoncer à s’imposer dans une loge masculine. Elle est réduite au silence maçonnique jusqu’au 4 avril 1893, date à laquelle elle fonde en collaboration avec Georges Martin, La Grande Loge Symbolique Ecossaise de France, Le Droit Humain appelée à devenir l’Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit Humain. Maria Deraismes ne verra pas le couronnement de son oeuvre, aussi bien profane que maçonnique.

Elle meurt le 6 février 1894 ; elle est enterrée civilement et repose au cimetière de Montmartre. Ce personnage hors du commun qui a lutté pour que la femme soit reconnue à part entière méritait bien d’être honorée. Le 16 juin 1895, une rue portant son nom est inaugurée dans le prolongement du square des Epinettes dans le 17° arrondissement de Paris. Dans ce même square, le 3 juillet 1898, sa statue revêtue du cordon maçonnique est érigée ; mais pendant la Seconde Guerre Mondiale, cette statue est démontée pour être fondue aux profits des occupants. Rien ne meurt, tout est vivant, depuis le 14 juin 1984 la statue a repris sa place. Cette femme de talent a beaucoup apporté, elle a lutté pour que l’Homme acquiert plus de liberté, pour faire avancer l’égalité de l’homme et de la femme et que l’un et l’autre parviennent à bénéficier d’une façon égale de la justice sociale dans une humanité organisée en sociétés libres et fraternelles. Pendant de nombreuses années, Maria a combattu en qualité de « maçon sans tablier » dirons-nous, mais elle a ouvert à toutes les personnes de bonne volonté la voie de la franc-maçonnerie mixte et a permis une avancée démocratique pour les femmes.

La TV du DH

Merci à tous pour votre participation yes

Pour celles et ceux qui ont manqué l'événement, la vidéo est disponible ici en cliquant sur la petite TV du DH.

 
 
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ACTU

Au Journal Officiel du 8 mai 2014

Décrets, Arrêtés et circulaires
Ministère de la Culture et de la Communication
Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2013

 " Paris 13e arr. – Le siège du Droit humain international sis 5, rue Jules-Breton, en totalité (cad. AR. 36, cf. plan annexé à l’arrêté) : inscription par arrêté du 1er juin 2013."

Cet immeuble était la demeure de Georges MARTIN, le Co fondateur de l'Ordre Maçonnique Mixte International Le DROIT HUMAIN.
(léguée au DHI au décès de celui-ci)

A voir et à revoir

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Septembre 2014...yes