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Le mot du Président
 

La vérité scientifique, fondée sur l’observation, sur l’émission d’hypothèses vraisemblables et contrôlées par des expériences, est une vérité relative, et qui s’affirme comme telle, c’est-à-dire vraie dans les conditions d’expérimentation. C’est une vérité capable de se soumettre au doute et d’évoluer en fonction des progrès de la science et de l’état des connaissances.

Le dogme n’est fondé sur aucune connaissance, il relève de la foi, s’affirme comme une vérité absolue qui ne peut être vérifiée par aucune expérimentation. Il se pose comme incontestable et ne supporte aucune mise en cause. Alors, parler de la foi, de Dieu et de la religion, au nom du dogme, oui, bien sûr et nul n’y trouvera à redire. Cela concerne ceux que ces sujets intéressent et ils peuvent l’être dans un questionnement sur la dimension spirituelle de l’appréhension du monde par l’être humain, questions auxquelles chacun trouve en lui-même les réponses qui lui conviennent, et questions auxquelles les sociétés apportent une réponse morale toute relative. Les progrès de la médecine se font sur la base de la vérité scientifique. Cela n’exclut, certes, que ces progrès nous interpellent quant aux conséquences éthiques de leur application. Les États légifèrent sur ces questions capitales parce qu’elles traduisent une conception de l’humain qui façonne les sociétés. Dans celles qui prennent en compte les Droits Humains, les dispositifs adoptés s’efforcent d’accorder la plus grande place possible au respect de la dignité humaine et au souci du bien-être commun dans une démarche de progrès. Lorsque des responsables religieux tentent de mêler ce qui relève du dogme à ce qui concerne le soin de l’humain et la vie des citoyens, le résultat pourrait n’être que risible s’il n’était proprement scandaleux. Le Pape s’ingénie à tenter de planter le coin de la doctrine de l’Eglise catholique là où elle n’a plus rien à faire (...)