Elise Rouet

Elise Rouet Le Droit Humain France franc-maçonnerie mixte

(1918-1998)

Elle naît à Pau le 1er Juillet 1918 dans une famille modeste. C’est dans cette même ville qu’elle décède le 7 novembre 1998. Elle a d’abord été institutrice de l’école publique mais s’est rapidement orientée vers la fonction publique à la Préfecture de Pau où elle dirigera après la seconde guerre mondiale le service des anciens Combattants. Lorsque cette guerre éclate, Elise Pujo vient juste d’avoir 21 ans. Elle est déjà très attachée aux valeurs républicaines, aussi s’engage-t-elle rapidement dans la voix de la liberté en faisant le choix de lutter dans l’ombre. Elle sera une grande figure de la Résistance dans sa région.

Un témoignage d’un franc-maçon du DROIT HUMAIN est à citer : « Elle a œuvré au sein d’un réseau dont le chef de son secteur s’appelait Paloma. Elle a aidé des juifs et d’autres personnes recherchées par la Gestapo à passer la frontière espagnole. Elle a sauvé des enfants juifs d’origine polonaise ». Son action a été reconnue.

On a salué son courage, sa maîtrise. Elle a reçu un certain nombre de décorations : Commandeur de l’Ordre National du Mérite, Officier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre 39/45, Médaille de la Résistance, Croix du Mérite polonais avec épée. Après 1945, elle s’engage activement dans diverses œuvres sociales et notamment dans les associations d’anciens Combattants. Elle y fait preuve d’un dévouement réel, sachant à la fois faire respecter les règles et être à l’écoute des autres.

Attirée par l’idéal maçonnique, elle est initiée en 1955 à la Grande Loge Féminine de France. Elle quitte cette obédience et rejoint le DROIT HUMAIN le 18 décembre 1960. Elle attache une grande importance à l’idéal humaniste et à la démarche initiatique de la franc-maçonnerie. Au sein de l’obédience elle a gravi les différents degrés pour atteindre le 33° et dernier degré de l’Ordre.

Elle a occupé différentes fonctions, depuis celle de Vénérable de la Loge de Pau jusqu’à celle de Président du Conseil National en 1981 et de Très Puissant Grand Commandeur de la Fédération française de 1990 à 1997. Elle a été membre du Suprême Conseil.

Les qualités qu’elle avait montrées dans le monde profane ont été les mêmes qui ont animé son action au Droit Humain. Elle alliait une force de caractère à une grande chaleur humaine. Elle savait être rigoureuse dans son travail, elle cherchait à faire régner la justice et l’égalité dans le respect des règles maçonniques. Ceux qui ont eu la chance de travailler à ses côtés, gardent le souvenir « d’une Grande Dame ».

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