La mixité
Le Droit Humain affirme avoir un avis autorisé sur la question de la mixité.
Déjà en 2007, le Grand Orient de France avait organisé un colloque sur la mixité et avait sollicité le Président du Conseil National en exercice à cette date, qui après avoir dit la réalité d’une mixité vécue dans l’égalité au Droit Humain, avait ajouté que la mixité était un problème des obédiences non mixtes.
Il disait vrai si l’on en croit les propos tenus par la Grande Maîtresse de la Grande Loge féminine de France sur Radio Parenthèse le lundi 16 février 2009. Yvette Nicolas a défendu l’idée que la GLFF était mixte en vertu des accords passés avec le Droit Humain et qui permet aux SS de rencontrer des FF pendant les tenues. Nous apprécions l’humour ! Mais la mixité en Franc-maçonnerie ne saurait être réduite à un côtoiement occasionnel. Il s’agit d’un travail en loge qui place tous les membres d’une loge à égalité dans la vie de cette loge, depuis le travail sur les colonnes jusqu’à la direction des travaux. Autrement, on n’est qu’un visiteur qui, certes, peut émettre un avis, mais uniquement comme quelqu’un de passage.
C’est, mutatis mutandis, la situation qui prévaut dans le monde profane où, la plupart du temps, l’autre de sexe différent n’est accepté que dans le cadre d’une relation bien circonscrite et limitée et ne saurait, en aucun cas, être un égal complètement intégré. Sollicité pour faire entendre la voix de la mixité dans un colloque régional organisé par la GLFF ayant pour thème « Féminisme et Franc-maçonnerie.
Y a-t-il un avenir pour la Franc-maçonnerie féminine ? », Michel Payen, Président du Conseil National, a dit à quel point la mixité pratiquée au Droit Humain était la mise en œuvre exemplaire de l’égalité des droits entre femmes et hommes.




